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 Exemple de rp n° 2

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MessageSujet: Exemple de rp n° 2   Ven 27 Nov 2009 - 0:06

Exemple 2, Vania Vassili
"Chut... Ecoute"


La douceur de l’existence dans la cité, son climat frais et piquant, revigorant n’avaient de cesse de renouveler leurs bienfaits apaisants sur Vania, lui permettant ainsi de se montrer plus affable et compréhensif qu’il ne l’était bien souvent quand il se trouvait à l’extérieur. Ici tout semblait plus facile, plus simple et sa condition d’élu n’était en rien étranger à ce sentiment de facilité exquise dans laquelle il baignait du matin au soir. Pourtant au départ, il n’était pas venu pour cela. Misha tout autant que Nikita l’avaient mené ici, lui permettant de s’extirper du monde de violence et de mutisme dans lequel il avait finalement réussi à se piéger. Le corps sans vie de la personne qu’il avait tout bonnement assassiné n’étant qu’une pierre supplémentaire sur l’édifice des erreurs de sa vie. Il était certain qu’il aurait pu agir autrement, faire face, se dénoncer et finir en prison pour les quelques années à venir. Et l’argent, la renommée de sa famille aidant il aurait sûrement eu droit à une remise de peine supplémentaire mais il n’avait pas pu se résoudre à faire une chose pareille. Pas pour lui, ni même pour ses amis ou sa famille mais pour Niki. Qu’aurait elle pensé de lui si elle avait su ? Elle aurait eu peur, l’aurait détesté, l’aurait peut être même fuit. Alors non, la solution était venue d’elle-même, Misha lui offrait une porte de sortie magnifique et si voluptueuse qu’il s’était précipité dedans, entraînant comme il se devait sa petite amie avec lui.

Mais à bien y réfléchir, ce qu’il voulait faire passer pour de la prévenance envers la jeune femme n’était en fait qu’égoïsme et pure lâcheté. Il le savait parfaitement, il l’avait d’ailleurs toujours su, il n’était pas quelqu’un de bien au sens premier du terme, il avait ces pensées, ces colères, ces mots et tout cela ne le quittait que si rarement qu’il hésitait encore parfois à se montrer en société. Son vide intérieur broyant parfois tout autre sentiment tel un trou noir émotionnel totalement incontrôlable. Ici, à la cité interdite il était calme la plupart du temps mais il lui arrivait encore de se laisser emporter par ses sentiments, et alors, alors il s’en prenait au premier venu, esclave, valet et même élu quand vraiment il ne trouvait personne d’autre. Insultant, fulminant, cherchant le moindre petit prétexte à une querelle sans intérêt qui ne pouvait s’arrêter que par l’abandon de l’un des deux partis. Or, Vassili n’avait jamais été du genre à reconnaitre ses erreurs, orgueilleux comme il l’était et intelligent comme il pensait l’être il trouvait toujours une échappatoire discrète à ses fautes les plus évidentes. Que ce soit son charme ou sa musculature il ne laissait malheureusement que peu de chances à ses victimes de le vaincre.

Pourtant, il n’était pas toujours ainsi, son caractère était si changeant que parfois les personnes qu’il croisait pouvait venir à en douter mais il n’était pas toujours ce monstre colérique et emprunt de dédain qu’il paraissait. Bien au contraire, il pouvait se montrer espiègle, amusant, voir même charmant, mais pas de ce charme malsain qu’il montrait parfois, non, un charme presque enfantin et naïf.

Or ce matin là, le ciel était tout aussi dégagé que son esprit était serein. Certes, il avait de quoi se faire du souci, il avait donné Niki à Misha et malgré tout ce qu’il pouvait dire et redire cela lui pesait parfois. Il aimait Nikita, les apparences pouvaient être contre lui mais pourtant c’était là la plus stricte vérité, il l’aimait tout autant qu’il aimait Misha, pas du même amour c’était certain mais néanmoins ils étaient tout deux extrêmement forts. Cependant, il savait pertinemment qu’il avait pris la bonne décision, ainsi il protégeait la jeune femme de lui-même et faisait plaisir à son ami avant même qu’il ne s’en rende compte. Car il avait vu son regard à plusieurs reprises, il l’avait épié, recherché même à une certaine époque et il était certain à présent de ne pas se tromper. Convoitise, intérêt et curiosité s’étaient mêlées afin de mener Vania à cette conclusion : Misha serait heureux de remplacer son ami auprès de Niki…..au moins dans les draps tout du moins.

Chassant ces pensées comme si il ne s’agissait là que de choses banales et sans intérêt, le jeune homme sorti doucement du pavillon de l’Est. Les brumes de la nuit planant encore dans son esprit, il lui fallut quelques instants avant de mettre la main sur un jean élimé et un t-shirt froissé, les kimonos qui étaient à disposition des élus étant presque trop confortables pour lui. Ses yeux s’habituèrent en quelques secondes à l’astre solaire qui était encore bas dans le ciel et enfin il s’apprêta à faire le tour du propriétaire. Même si il était là depuis un certain temps, il aimait encore à se balader dans les alentours quand les autres discutaient toujours avec Morphée, la solitude apaisante et propre à la méditation de cet instant lui permettant de se ressourcer pour la matinée. Ainsi, la cité avait un charme inédit et presque irréel, se revêtant de lumières mordorées et chaleureuses malgré l’atmosphère encore froide. Mais ce matin, le russe avait plus envie de littérature et d’évasion qu’il ne l’aurait pensé et rapidement il dû faire demi tour pour attraper un livre dans son impressionnante bibliothèque. Professeur à Harvard il n’arrêtait jamais d’étudier et d’étendre ses connaissances disposant des livres comme certains le font des magazines. Or, cette fois le hasard voulu qu’il prenne un des livres qui lui rappelait ses propres soucis : L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr Hyde. Se pouvait il que bien malgré lui il ait bu une bouteille de cette potion étrange lorsqu’il était encore adolescent ? Cette hypothèse le charmait tout autant qu’elle l’attristait, il n’y avait pas de solution miracle, pas de raison surnaturelle à son caractère orageux et violent, il était ainsi et devait composer avec, un point c’est tout.

Il reprit alors sa marche là où il l’avait laissé mais bientôt son regard s’arrêta sur une silhouette humaine assise par terre. Vu l’endroit où elle se trouvait, il était heureux, autant pour elle que pour lui, qu’il eut décidé de lire plus tard et non à l’instant même où il sortait du Palais. Car dans un tel cas il lui serait sans doute tout bonnement rentré dedans et cela aurait provoqué bien des soucis… Hésitant quelques instants entre son désir de tranquillité et sa curiosité, il partit tout d’abord dans la direction opposée avant de voir au loin un jardinier qui retournait la terre. Comment ce vieux débris pouvait se croire autorisé à rompre le parcours harmonieux de Vania de la sorte ? L’ignorance n’était point une excuse ! L’équation se mit alors rapidement en place, si il passait de ce côté le vieux viendrait sans doute lui parler, lui dire quelque chose qu’il ne comprendrait pas et dont il se moquait totalement, en revanche, si il partait de l’autre côté alors peut être qu’il pourrait passer discrètement à côté de la silhouette sans pour autant avoir à lui adresser la parole d’une quelconque manière. Or, entre un vieux jardinier et une silhouette qui de toute évidence était féminine le russe ne mit pas bien longtemps à choisir. Entre deux maux il choisit le moins désagréable et se décida donc à passer de l’autre côté et tant pis si il importunait la malheureuse. Mais, alors qu’il se rapprochait d’elle à pas feutrés, son absence de chaussures lui assurant ainsi le silence, il aperçut le visage singulier de la demoiselle, une tristesse latente se manifestant faiblement dans son attitude. N’étant plus qu’à quelques pas d’elle, il vit alors scintiller l’anneau signifiant son appartenance à la caste des esclaves et comme si ses émotions imprévisibles avaient une fois de plus prit le dessus, il se stoppa juste derrière elle et lui donna une légère tape sur le sommet du crane avec son livre. Rien de bien douloureux, peut être un peu surprenant mais ce n’était pas là un acte de méchanceté pur, bien au contraire.


« Avant que vous ne fassiez une erreur sachez que je suis un élu et que le seul droit que je vous donne est celui de me parler. De toute manière je n’ai jamais beaucoup aimé les monologues… »


Replaçant son livre dans une des poches arrière de son jean il se déplaça sur le côté afin de rester à la même hauteur que la jeune femme tout en pouvant la regarder. Comme toutes les personnes présentes dans l’enceinte de la cité elle était d’une beauté remarquable bien que froide et triste. Ses cheveux bruns contrastaient parfaitement avec son teint de porcelaine et elle semblait encore plus fragile à la faible lueur de l’aurore et pourtant, quelque chose dans sa physionomie donnait à penser à Vania qu’elle devait avoir plus de caractère qu’elle ne le semblait en cet instant. Peut être n’était ce là qu’une interprétation arbitraire mais il ne pouvait s’empêcher de penser que très bientôt il en aurait le cœur net.


« Dois je prévenir votre élu que vous vous êtes enfuie ou bien se montre t il plus conciliant que la plupart d’entre nous ? »

Sa voix rauque au départ s’était finalement adoucie, se montrant plus chaleureuse et compréhensive que Vania ne l’était réellement. Sa bonne humeur transparaissait dans chacun de ses mots et malgré son arrivée fracassante il n’avait rien de menaçant, au contraire, son entreprise semblait bien d’avantage liée au chagrin de la demoiselle qu’à une envie de s’en prendre à quelqu’un.
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